Pays de Caux et côte d'Albâtre

Ballade en pays de Caux et la côte d'Albâtre

          Voilà ce matin 20 avril il fait très beau alors nous décidons une promenade sur la côte Normande, direction Etretat par la route la plus directe. Nous arrivons vers 11h00 et stationnons sur le premier parking à l'entrée de la ville. Puis direction, à pieds, vers la ville, la plage et les falaises.

         Etretat: Etait un village de pêcheurs, c'est une ville qui s'est transformée en une station balnéaire très renommée. Des écrivains comme Flaubert et Guy de Maupassant ont été des fidèles du lieu. Et bien sûr il ne faut pas oublier Maurice Leblanc qui ,dans une aventure d'Arsène Lupin intitulée L'Aiguille creuse, va contribuer au mythe entourant le site.

         Cette petite ville se situe au nord du Havre. Des falaises nous apercevrons les tankers qui attendent l'autorisation d'accès au port. Nous sommes dans le pays de Caux.

          La promenade en ville est très agréable, il y a de superbes constructions tel que les halles, qui sont une reconstitution de halles traditionnelles, en bois elles abritent des commerces qui y vendent souvenirs et objets divers. J'avais opté pour le renouvellement d'un de mes chapeaux "tragiquement disparu" mais ce que l'on me propose, bien que marque de renom, ne me convient pas, le style n'est pas le miens. Mais aussi le manoir de la salamandre avec sa lucarne finement travaillée. Ce manoir magnifique fait partie des édifices les plus anciens de la ville. Sa particularité, hors le fait qu'il est magnifique, est que c'est un remontage, cette demeure se situait jadis à Lisieux, c'est une construction typique d'une habitation de pays d'Auge. Elle fût démontée en 1889 et remontée à Etretat avec quelques petits aménagements.

                 

            

                                                    

         La plage est séparée du village par une longue digue-promenade "le perrey ou perré", terme dialectal signifiant l'« empierré ». Encerclée par ses falaises, la plage est protégée des vents dominants. Elle est constituée de galets qui sont un rempart naturel nécessaire à la protection de ce littoral. Leur collecte est interdite et réglementée par un arrêté municipal. Jadis, on pouvait voir des chevaux, auxquels étaient fixés des paniers qui servaient au transport de ces  galets qui étaient ensuite revendus aux entreprises fabriquant de la porcelaine, de la faïence ou du verre, qui utilisaient la silice ou encore aux industries qui se servaient de sa dureté pour écraser d'autres matériaux.

                

          Les falaises sont monumentales, blanche de la couleur de la craie qui les composent en majorité (Calcaire du crétacé, silex du sénonien et craie). Ces décors ont été immortalisés par Courbet, Boudin ou Monet. L'existence de trois arches, la porte d'Amont, la porte d'Aval et la Manneporte n'est pas liée à l'érosion marine, mais à l'action d'une rivière côtière qui a creusé son lit dans la falaise avant le recul de celle-ci, matérialisé par les arches.

          

                              

                             

                                           

  La Manneporte

                             

  La falaise d’Amont

                            

  La falaise d'Aval : l'Arche et l'Aiguille

       

                              

          La particularité de cette falaise d'aval est sont arche mais surtout sont aiguille haute de 70 mètres, sur son flanc nous découvrons le "trou a l'homme"

          La ballade en haut de l'aiguille, par des chemins bien aménagés, nous a ouvert un petit creux, alors, au retour, nous nous installons en terrasse des Roches blanches pour un casse croûte local "moules frites" puis retour à la voiture tranquillement à travers la ville.

         La fin de la journée approche alors nous décidons un détour par "le nord", pour retrouver Fécamp et sa Bénédictine. Fécamp se trouve au cœur du Pays de Caux, sur la côte d'Albâtre. On stationne à proximité du palais de la Bénédictine pour y faire une petite visite avant de faire le tour de la ville.

 

          Le Palais Bénédictine ouvert en 1888 par Alexandre-Prosper-Hubert Le Grand, son fondateur, dans un bâtiment à l'architecture pour le moins curieuse, ce château est un mélange de styles et en fin de compte assez sympathique à l'œil, il abrite un musée présentant diverses collections, ivoires ouvragés, pièces de monnaie, serrures, tableaux …), des expositions, mais aussi la distillerie proprement dite, ainsi que ses caves.

      

                                             

                 

                     

               

        Cette liqueur est inventée par Alexandre P. H. Le Grand, qui fonde au XIXe siècle la Société Bénédictine. Initialement "l'élixir de santé de l'abbaye de Fécamp" a été mise au point par un moine ,dom Bernardo Vincelli, en 1510. Cette liqueur était le résultat d'une distillation de plantes trouvées sur le plateau Cauchois. La recette initiale fut perdue, puis retrouvée en 1863 par Alexandre Legrand qui entreprit la création d'une nouvelle liqueur qu’il baptisa « Bénédictine ». Elle est composée à partir de 27 épices orientales et de plantes locales où entrent l’angélique, l’hysope, le genièvre, la myrrhe, le safran, le macis, la fleur de sapin, l’aloès, l’arnica, la mélisse, le thé, le thym, la coriandre, la girofle, le citron, la vanille, le zeste d’orange, le miel, les baies rouges et la cannelle, si vous comptez vous trouverez qu'il n'y a pas la totalité des composants, le reste c'est ..... chut secret (La recette actuelle est toujours tenue secrète et il en existe trois exemplaires tenus cachés en trois endroits différents de la planète)!!. De nos jours, les moyens de production ont évolués sans aucun doute, mais les alambics en cuivre sont toujours ceux installés par A. Legrand

               

                                                      

           Chaque bouteille de Bénédictine est munie d’un bouchon portant l’inscription : « Véritable Bénédictine » tout autour, avec en dessous le sigle D.O.M. (Deo Optimo Maximo, latin pour : « À Dieu, le meilleur, le plus grand »), et une large ligature autour du col des bouteilles avec l’inscription : « Véritable † Bénédictine ».Mais cela n'empêche pas les contre façons (une salle rassemble les quelque 600 contrefaçons dont fut victime la Bénédictine)

 

          La visite de ce "Palais Bénédictine" est agréable et bien faite, à l'issue de celle ci une dégustation est offerte en échange d'un jeton, bon nous avons  rendu le jeton sous l'œil étonné du guide..... ce n'est pas tous les jours qu'on lui refuse un petit verre !

           Puis un tour en ville, sur le port et, bien sûr sur ces étonnantes passerelles en bois qui nous permettent d'approcher le retour des bateaux de pêche. Cet endroit est très sympathique. De là nous avons le nez collé sur d'autres falaises calcaires qui comptent parmi les plus hautes avec 105 m au Cap Fagnet et 120 m en haut de la côte de la Vierge, contre seulement 75 m au maximum côté aval et 84 au maximum côté amont à Étretat.

                                  

           Le cap Fagnet justement, en 1942, les forces allemandes installent dans les fortifications, une batterie de blockhaus et de radars (dont le modèle expérimental Mammu) . Aujourd'hui nous pouvons encore voir ces blockhaus qui semblent abriter des habitations, on distingue de fenêtres sur les ouvertures vers l'extérieur. De la jetée nous avons une vue générale sur les ports, la ville de Fécamp avec en fond, le long des falaises, Etretat qui est dans la brume du soir, puis la ville dominée par le palais Bénédictine et sa tour. L'abbaye et sa tour lanterne.

                                                             

                   

          Voilà notre ballade se termine, nous devons penser au retour alors on coupe tout droit jusqu'à Duclair ou l'on prend le risque que le bac fonctionne encore . Le bac de Duclair a été mis en service en 1872 avec des bateaux à vapeur et ce jusqu'à la fin des années 1920, aujourd'hui il fonctionne régulièrement mais la vapeur a disparue. Cette traversée est gratuite et permet de faire un retour sur Mantes en longeant la Seine jusqu'à Maison brulée, une toute petite route ou l'on ne passe qu'à une voiture permet d'admirer cette partie de la vallée de le Seine qui est magnifique, mais il faut se risquer à emprunter les petites route.       

 

         Conclusion,ballade agréable, temps magnifique, ne croyez pas que nous avons réalisé des photos montage avec des plages bondées,non les gens sont bien réels. Après la traversée, retour tranquille à la maison ou l'on va réfléchir à une autre ballade.

 

 

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