Pays Basque première partie

 Le pays Basque en passant par la région Toulousaine

          Nous voici à Roques sur Garonne (voir reportage "De Roques au Mans en 2010). Nous ne reparlerons donc pas de la visite des villes très sympathiques de la région sauf pour celles que nous n'avions pas eu l'occasion de visiter "Noé", et Muret mais "uniquement pour la bonne cause". Pour réunir une partie de sa petite famille, Jacques nous invite à un bon petit casse croûte dans le restaurant La Bohème. Très bien tant pour le contenu du repas, que pour le service, mais aussi et surtout pour cette petite réunion de famille, c’était une très bonne idée et nous avons passé un excellent moment. Bon c'est vrai que Jacques (l'autre) en profite à chaque fois qu'il me croise pour me faire déménager, mais bon la prochaine fois ils seront installés et nous irons les saluer.

   

                                              

          Ici, dans la région Toulousaine, le printemps s’annonce(nous sommes le 4 mars 2011) les arbres se couvrent de fleurs, jaune pour les mimosas, blanche pour les amandiers, rose pour les prunus, multicolores pour les magnolias, etc. Les prés voient fleurir des centaines de petites fleurs, marguerites, pissenlits, boutons d’or, myosotis, etc. …. mais aussi, et, bien sûr des violettes de couleurs différentes mauve, rose, ça y est le printemps est là dans le sud. Lors de nos sorties nous avons vu dans les villages les habitants assis sur le trottoir à profiter des premiers rayons du soleil. La chasse est fermée alors, comme pour le printemps, nous voyons arriver dans le jardin un superbe faisan, pas farouche la bestiole.

            

          Bien sûr nous avons fait quelques belles ballades dans la région, mais Noé nous ne connaissions pas, ses habitants sont appelés les Noémiens et les Noémiennes. C'est un village très sympathique et agréable, avec ses places bordées d'arbres et ses belles maisons dont la maison de Pardailhan, mais elle ne se visite pas, c'est la propriété d'une association cette demeure est classée (1942/03/26 : classé MH) sur la porte une plaque indique "cheminées monumentales renaissance" mais nous n'en saurons pas plus. Les habitants sont tranquillement installés sur une chaise à l'ombre sur le bord du trottoir, une petite ville qui donne envie d'y vivre.

 

           

          Et puis notre séjour dans la région se termine et nous partons vers Biarritz, mais avec nous ce n'est jamais direct, nous mettrons 8 h00 pour faire le voyage. Sur la route nous faisons un détour par un chemin (non carrossable) afin de pouvoir photographier le pic de midi, puis nous ferons une halte à:

                                                         

          Pau sur les conseils de Jacques. Bien sûr nous ne pouvons pas trop nous y attarder alors nous privilégions une promenade dans la ville historique, qui est sympathique, en passant par le château qui abrite maintenant un musée depuis 1929. C'est dans ce château que naquit Henry IV (que nous connaissons bien à Mantes la Jolie). Ce château fût à la fois véritable forteresse médiévale, palais Renaissance, résidence royale. Pau nous offre un magnifique panorama sur les Pyrénées, bien qu' aujourd'hui cela soit un peu brumeux chaleur oblige!! Ce panorama unique fera dire à Lamartine: "Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer". Mais la vue est également très jolie de la terrasse du château sur les jardins. Une critique toutefois le quartier, ou nous avons stationné, "Pascal Laurent", n'est pas très bien entretenu, les maisons sont plus proches de squats que de monuments historiques, mais bien sûr, cela n'engage que moi.

      

 

          Et puis direction Oloron St Marie. Nous avons déjà visité cette petite ville, nous y sommes venus avec des amis il y a "x" années (pour ne pas trop nous vieillir) mais j’ai voulu faire le détour au cas ou je serais tombé sur mon pote Christian, pas de Christian, mais un petit tour qui nous a remémoré quelques souvenirs .

               

          Un autre détour par la ville de Navarrenx mais carnaval oblige nous ne pouvons pas visiter correctement. Cette petite ville tranquille est agréable. Navarrenx possède une histoire riche, liée aux seigneurs du Béarn et de Navarre. C'est la ville natale du roi Henri II, il fit construire les fortifications qui sont encore visibles aujourd'hui . Mais c'est également la ville ou notre ami GG a fait réaliser une partie de son mobilier que nous avions remonté dans notre caravane il y a quelques années.. Et enfin direction Biarritz

                                                     

          Le Pays basque ou Euskal Herria en basque est un territoire qui s'étend de part et d'autre des Pyrénées occidentales entre la France et l'Espagne, couvre 20 664 km² et où habitent environ 3 millions de personnes. Les sept provinces traditionnelles (Zazpiak Bat) sont l'Alava (Araba), le Guipuscoa (Gipuzkoa), la Biscaye (Bizkaia), la Navarre (Nafarroa), le Labourd (Lapurdi), la Basse-Navarre (Nafarroa behera) et la Soule (Xiberoa / Zuberoa).

          Biarritz, nous avons réservé à la résidence Eugénie, notre chambre donne sur la mer en direction de St Jean de Luz, avec un petit balcon que l'on utilisera dans la semaine pour profiter un maximum du soleil qui nous accompagne tout au long de notre villégiature, un midi nous aurons jusqu'à 26°C et bien sûr, moi j'ai pris un coup de soleil (devinez ou pour ceux qui me connaissent ?) bon bah c'est sur le crâne....!. Notre chambre est bien placée mais les pièces ne sont pas très bien isolées entre les étages, bon c'est pour une semaine.

         

                   

          A l'origine Biarritz n'était qu'un petit village de pêcheurs à la baleine, mais cette ville est rapidement devenue, sous l'influence de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie, une station balnéaire raffinée. Habituée à recevoir des visiteurs prestigieux. Celle ci est l'une des plus prestigieuses de la Côte atlantique française . Mais Biarritz c'est aussi le Rugby : le club du Biarritz olympique Pays Basque (BOPB)a été fondé en 1913, il s'honore de 5 titres de champion de France (1935, 1939, 2002, 2005 et 2006). Et le surf. C'est en 1957 que le scénariste Peter Viertel apporte la mode du surf lors du tournage du film "Le soleil se lève aussi" et aujourd'hui sur toutes les plages les surfeurs s'en donnent à cœur joie, profitant de la nature de la mer dans cette région.

                        

                                                                 

          Nous avons aimé flâner le long de la côte on y découvre de superbes demeures, quelques monuments tel que la chapelle impériale, des villas princières (château Javalquino qui abrite aujourd'hui l'office du tourisme, on ne se refuse rien!!) une église Orthodoxe, que nous n'avons pas pu visiter mais ou nous avons été très bien reçu par un Russe de pure souche, des hôtels à couper le souffle (hôtel du palais). Un port sympa, c'est dans ce "port des pécheurs" qu'arrivaient les baleiniers, il est dominé par le plateau de l'Atalaye. Des plages superbes, la grande plage bordée d'un coté par la maison Dodin et de l'autre par l'hôtel du palais, nous passons "sous la piscine" de l'hôtel pour aller admirer le phare de la pointe St Martin, la plage du port vieux bordée par l'esplanade de la Vierge. La plage de la côte Basque au pied des falaises ou des travaux de fortification sont en cours, la plage Milady ou l'on s'installe au café de la plage pour y déguster un chocolat chaud ou un café avec une vue imprenable sur l'océan toujours en mouvement avec ses vagues impressionnantes. Nous allons jusqu'à cette "avenue" qui entre en mer et qui est recouverte à marée haute, des pécheurs y sont installés, de belles photos de la mer venant se briser à leurs pieds et sur les nombreux rochers . Mais aussi les images typiques de Biarritz, le rocher de la Vierge relié à la terre par une passerelle métallique tout droit sortie des ateliers d'Eiffel, la villa Belza perchée sur un éperon rocheux qui doit être bien bousculée par gros temps. Les promenades se font par les jardins promenades qui sont à flanc de falaise et qui nous permettent de découvrir ces magnifiques paysages. Mais aussi à travers la ville ,les halles animées et colorées, le musée du chocolat et le mélange de genre des maisons .

 

                                                      

        

          

 

          

                                                             

          Puis promenade sur la côte pour aller en Espagne, la corniche Basque, de jolis points de vue sur cette mer déchainée mais peu de place pour stationner et l’admirer, la particularité de cette côte est la forme des rochers en couche.

 

          Hendaye avec sa plage qui est la plus grande de la côte Basque avec ses 3.5 kms et ses rochers "les 2 jumeaux", Hendaye est une ville frontière entre la France et l'Espagne, mais nous n'avons pas accroché alors poursuivons vers San Sébastien.

                                                           

          Nous voici dans la ville de San Sébastien elle doit son nom à un monastère St Sébastien, le nom officiel de la ville est Donostia San Sébastian et ce depuis 1980.. Nous avons trouvé un parking couvert. En France il faisait pratiquement 20°C alors nous sommes en chemisette et, bien sûr ici il ne fait que 16°C c'est pas très chaud pour notre tenue. Ce qui est particulier dans cette grande ville ce sont les façades des maisons, toutes plus originales les unes que les autres. Quelques beaux monuments, la mairie, des églises, puis le pont Maria Cristina bordée de ses statues . Comme Hendaye, nous n'avons pas accroché, c'est une grande ville, nous décidons de rentrer en passant par Irun et ses magasins frontaliers.

   

 

          Irun, cette ville frontalière est surtout renommée pour y faire quelques courses, comme nous ne sommes pas des consommateurs d’alcool ni de tabac c’est limité pour les bonnes affaires. Même le carburant est plus cher qu’à notre superette de Biarritz. Quelques produits de beauté achetés et en route pour le retour à la résidence.

          Aujourd'hui nous décidons une ballade en montagne, ce sera le col d’Ibardin (317 m), il nous a été chaudement recommandé par une vendeuse à Portet sur Garonne. Situé à la frontière, coté Espagnole, bien sûr il y a les traditionnels magasins frontaliers ou nous ne sommes pas persuadés de toujours faire de bonnes affaires, alors on flâne de magasin en magasin à la rechercher la perle rare, nos besoins étant limités, nous pouvons nous consacrer à admirer le magnifique paysage que nous propose cet endroit vue magnifique (quoi que un peu brouillée par la brume) sur Biarritz, St Jean de Luz, et sur la montagne ou circule le train de la Rhun. Puis l’heure passant nous décidons de casser une petite croute dans le restau (Le paradis) qui est perché tout en haut de la montagne, de là nous avons une vue imprenable des 2 cotés de la frontière, notre table est juste derrière la vitre qui donne sur les vallées. Le repas est traditionnel Espagnol, correct mais un peu gras pour moi, nous avons toujours ce qu’il faut sous la main, alors on fait l’impasse et on se régale. Nous profitons d'un temps un peu plus découvert, et d'un autre passage en Espagne pour faire une nouvelle halte à ce col, une pause au restau Le Bi-Harriz, là c'est plus classique mais sympa également.

          

          

          Bera Vera di Bidasoa, en redescendant du col d’Ibardin, nous passons par cette petite bourgade qui se trouve en Espagne. Le village est agréable les maisons sont sympathiques.

 

          Sare avec le petit train à crémaillère de la Rhune (Larrun : Bon pâturage en Basque). Du sommet frontière, le panorama porte à perte de vue, l’horizon se présente (si tout va bien) sur 360°. Pas de chance pour nous, chaleur aidant, nous sommes dans la brume, bon ce n’est pas très grave, il faut faire ce voyage pour de nombreux motifs, déjà le petit train qui gravit des pentes impensables voir inimaginables puisque la rampe maximale est de 27%. Sur les 4.5 kms que nous parcourons en 35' nous passons de 169 m à 905m !! bien sûr les plus courageux peuvent monter et/ou descendre à pieds, "bon courage" ….. Lors de l'ascension, nous croisons le petit cheval typique Basque le Pottok, il vit en liberté sur le massif, mais aussi la brebis à tête rousse la Manech, et également de nombreux rapaces. Sur le parcourt, nous croisons également d'étranges constructions, des pierres plates posées droites en cercle, ce sont les protection des sources.

 

     

                

                                    

          L'histoire du petit train à crémaillère, il a été construit en 1924. Au sommet il y a un obélisque qui a été élevé pour commémorer l'ascension de l'impératrice Eugénie de Montijo en 1819. Les voitures, en bois, sont entretenues et restaurées à l'identique avec les mêmes essences de bois

          La ville de Sare est classée "plus beau village de France", bon chacun met ses repères ou il veut, pour nous c'est un joli village avec de très belles maisons Basques (certaines datent du XVII) , l'église St Martin également jolie (mais moins que celle que nous verrons plus tard à Ainhoa). Sare c'est également un haut lieu de la préhistoire. Les grottes Lazea étaient occupées durant cette époque, mais nous ne pouvons pas tout voir, ce sera pour une prochaine fois.

                            

                                                       

          Sare c’est aussi l’enfer des palombes, cette chasse a lieu en automne lorsque les palombes migrent vers des horizons plus cléments. Elles sont rabattues vers des filets tendus pour y être capturées.

          Ainhoa c’est "LE village typique Basque", lui mériterait l'appellation du "plus beau village de France" les  façades des maisons sont blanchies à la chaux avec des colombages "sang de bœuf", le fronton jouxte l’église et le cimetière hérissé de stèles discoïdales (Ce sont des monuments funéraires que l'on trouve dans de nombreux pays , mais qui sont abondants au pays Basque. Nous avons adoré ce petit village, par son calme et sa tranquillité. Son église, traditionnelle Basque avec ses 2 étages de galeries réservés aux hommes, magnifique à l’intérieure, agencée de façon intelligente, C’est bien la première fois que nous mettons une pièce pour allumer les différentes décorations intérieures, et on ne regrette pas, allumage progressif et tout le temps de cette illumination des chants Basques l’accompagnent. Les boiseries dorées et le fond bleuté des motifs, le plafond en bois c’est un régal. Le commentaire d’une personne présente (touriste également) « Si toutes les églises étaient aussi sympathiques je ferais bien un effort de temps en temps !! ». Un superbe escalier nous conduit aux tribunes mais pas de chance elles sont fermées.

        

                      

          Espelette, il n’est pas possible de parler de cette ville sans parler des piments. Il est cultivé en plein champ sur de petites parcelles, tous les traitements sont interdits, l’irrigation est strictement réglementée. Planté au printemps et récolté à la main une fois devenu rouge il est mis à sécher de façon traditionnelle sur les façades des maisons. Le piment d’Espelette est certifié AOC AOP depuis 1999. Le territoire AOC s’étend sur 10 communes. Au pays Basque on sale et on Espelette (poivre). Nous avons été instruits par LURRETIK qui nous a expliqué toutes les contraintes de cette production (une des rares personnes très sympathique et avenante au pays Basque). ( www.lurretik.com www.pimentdespelette.com) .Bien sûr nous avons voulu acheter de fromage de la région (en face de LURRETIK ou presque), alors là difficile car la vendeuse à pratiquement refusé de nous servir prétextant que ses fromages étaient trop avancés (un comble) alors nous l’avons "gentiment" abandonné et nous avons trouvé un autre magasin (en face la poste) avec une petite serveuse qui ,elle, n’a pas fait de difficultés !! Mais Espelette c’est aussi un village avec ses petites rues bordées de maisons dans la plus grande tradition Basque avec en plus les chapelets de piments qui sèchent le long des façades. La mairie et l’office du tourisme ont établi leur quartier général dans le château des barons d’Ezpeleta, bonne idée.

                     

                     

          Bayonne on se gare près de la tour de la vielle Boucherie et de la porte d’Espagne puis nous sillonnons les ruelles qui sont à proximité de cette porte. Bayonne c’est d’abord une ville animée par ses bars et ses bodegas, ses maisons sont très hautes avec des colombages couleur « sang de bœuf ». C’est également le berceau du chocolat et des chocolatiers il y en a tous les 3 magasins, attention diabète assuré. Ce que nous avons remarqué se sont les innombrables enseignes de magasins soit très anciennes, soit originales. C’est également à Bayonne que des ferronniers ont inventés la célèbre baïonnette (1703). Bayonne c’est aussi le rugby, l’aviron Bayonnais a été sacrée champion de France en 1913 pour son premier titre.

                     

                                                            

          A l’angle d’une rue menant à la cathédrale nous arrivons sur un "magasin" spécialiste de la construction de Makhilas, le propriétaire (la seconde personne très sympathique et qui, comme notre marchand de piments, adorait son métier) nous a ouvert ses portes (avec difficulté il ne savait plus ou était ses clés) pour nous en expliquer la fabrication. C’est une canne en bois de néflier finement ciselée (une blessure est faite alors que la branche est toujours vivante (sur l’arbre). Bâton traditionnel basque, le Makhila symbolise toute une façon de vivre, de penser, d'honorer. Cet Makhila est à la fois un bâton pour marcher son extrémité est prolongée d’une pointe acier maintenue par une bague ciselée en laiton, l’autre extrémité est équipée d’une pointe acier qui en fait une arme de défense, cette pointe est dissimulée dans une poignée qui a un pommeau en corne la poignée est finement gainé par un tressage de cuir. Autre particularité à Bayonne, les magasins ont sur leur devanture une plaquette qui indique l’évolution des commerces qui ont équipés l’espace en datant leur présence. La ville et la cathédrale St Marie furent détruites par un incendie en 1258, la cathédrale fût reconstruite par des maitres d’œuvre Champenois d'où l’influence de Reims. Une partie est en cours de rénovation/ nettoyage, le contraste est saisissant entre la partie rénovée et la partie non touchée. Nous faisons un tour à l’intérieur, c’est très sombre les seuls points que nous ayons trouvé jolis sont les orgues sur 3 niveaux et le retable. Seul l’extérieur est très travaillé (pour nous), le portail est original. Le cloître y est accolé (sa visite est gratuite) il est bien entretenu et correctement rénové. En dehors d’être une ville ou l’on peut flâner tranquillement dans les rues, Bayonne est une ville agréable sans plus.

   

         

               

                             

          La suite sur le second volet ................ 

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