Des côtes d'Armor au pays Bigouden

Des côtes d'Armor au pays Bigouden

           Voilà la suite de note voyage commencé en janvier, départ le dimanche 30 janvier en fin de matinée, nous décidons de faire la route en passant sur une ligne "droite" de Mantes à Erquy.

          Nous arrivons sur Erquy avant le couché de soleil, l'hôtel de la plage nous "attendait". Nous avons déjà fait quelques séjours dans cet établissement avec la vue sur le port , la plage, et la mer. Très bien situé, propre avec un accueil toujours aussi sympathique. Les chambres ont été rénovées et, innovation, ils ont remplacé les baignoires par des douches, quelle excellente idée. Le soir comme le restau de l'hôtel est fermé on nous propose de nous réserver une table pour le souper à la table de Jeanne, ce restau est spécialisé dans les fruits de mer et, bien sûr, la spécialité d'Erquy les coquilles St Jacques......... Notre repas un petit régal.

                    

         Mais avant cette étape cruciale, nous partons faire une promenade le long de la grève du Goulet, les décors sont toujours aussi jolis, cette côte est magnifique, ce sentier de la corniche nous permet de profiter de ce magnifique panorama. Nous allons jusqu'à la plage de Caroual immense elle s'étend sur plus de 2 km. La descente sur cette plage est sympathique avec ses petites cabines de plage.

                  

          Erquy est une ville de la côte de Penthièvre, port de pêche très actif (flottille d'environ 80 chalutiers), elle est surtout connue pour être la capitale de la coquille Saint-Jacques pêchée dans la baie de Saint-Brieuc (Sa pêche est strictement réglementée en France, où elle n'est autorisée, que du 1er octobre au 15 mai par arrêté ministériel). Sa côte de grès rose, véritable richesse naturelle de la baie, extrait et taillé sur place, apporte tout son attrait aux maisons de pêcheurs et aux villas du bord de mer.

           Lundi matin en route pour Pléneuf val André, ou l'on s'arrête sur le quai des célestins pour admirer le soleil sur L' Îlot du Verdelet qui se dresse à la pointe de Piégu. Le Verdelet, c'est un îlot, « caillou tombé de la chaussure de Gargantua » dit la légende, plus concrètement îlot accessible à la basse-mer des marées importantes par son tombolo, mais c'est aussi une réserve ornithologique d'oiseaux (Edmond Tranin), interdite d'accès de septembre à mars.

 

          Puis direction Dahouët ou nous stationnons sur le port, pour aller faire une virée sur le chemin des douaniers qui croise Notre Dame de la Garde et va rejoindre la belle plage de Pléneuf, cette promenade est très jolie, la mer est basse, le port est vide jusqu'au phare, plus une goutte d'eau (ou presque). Même si quelques rares chalutiers y jettent encore leurs amarres, il s'agit principalement d'un port de plaisance. Les maisons qui bordent le port sont très sympathiques

                              

                                                         

Le chemin des douaniers GR 34 couvre 2000 kms le long du littoral ,il a été crée en 1791 pour lutter contre la contrebande.

 

          Nous sommes ensuite allés jusqu'à Paimpol le nom vient du Breton pen (extrémité) et poul (étang) soit "la tête de l'étang". Autrefois, il existait de nombreux étangs et Paimpol était une presqu'île. Un petit tour dans la ville et sur le port ou il y a de très jolis bateaux dont un magnifique 3 mats qui est en cale. Puis direction l'Arcouest par les petites routes, la baie est magnifique avec ses milliers de rochers qui émergent de l'eau, moi je craquerais facilement pour ces petites maisons posées en bord de mer ou sur les ilots. Arrivé au bout du chemin nous sommes à la croix des veuves, une croix catholique de granit. De cet endroit les femmes des pécheurs d'Islande attendaient le retour des marins. Légèrement sur la gauche nous découvrons l'ile de Bréhat cette ile Bretonne entourée de centaines d'ilots.

                                             

                                                         

                                                                

          L'heure passe et nous sommes attendus dans le pays Bigouden alors direction Guingamp ou nous faisons une halte pour découvrir le Château et les remparts . En fait il ne s’agit pas véritablement d’un château mais plutôt d’une construction « militaire » de forme carrée adaptée à l’artillerie avec quatre tours (dont l’une à l’intérieur des remparts) prolongée par les remparts de la ville. Trois tours subsistent encore ainsi qu’une partie des imposants remparts. Guingamp à la limite entre l’Armor (pays de la mer) et l’Ar-goat (pays de la terre), naît vraisemblablement au IXème siècle alors qu’il faut faire face aux raids normands. La Plomée, c'est la fontaine (emblème de la ville) construite au XVème siècle, a été remaniée au XVIIème siècle. Composée de trois bassins, le premier en granit, les deux autres en plomb, elle rappelle les triples fontaines celtiques. La statue qui la domine représente le culte de la vierge mère, Dana ou Ana chez les Celtes, La Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours, était une chapelle, puis une église romane, elles ont précédé l’actuelle église. cette église est très imposante, à l'entrée il y a la chapelle de la vierge appelée également ND des bons secours.

                

                     

           Nous voici dans le Pays Bigouden, Ar Vro Vigoudenn

 

           Le drapeau, adopté en 1992, dessiné par B. Le Brun à la demande de l'Association de Promotion du Pays bigouden, est composé de 3 parties. La moitié gauche est semée d’hermines, représentant les 20 communes bigoudènes (autrefois 22), le fond doré représente la broderie, art dominant de la région. Les trois bandes orange de la partie droite rappellent les 3 cantons du pays.

          La coiffe est, quant à elle, plus récente. La légende veut que la hauteur des coiffes eût été une réponse bravache des femmes à la décapitation des clochers bigoudens, punition royale à la révolte des bonnets rouges en 1675. En réalité, la coiffe n’a commencé à monter qu’au début du XXe siècle. D’un bonnet ne couvrant que le sommet du crâne à un triangle de toile posé sur un édifice d’étoffes brodées ou tissées de fleurs, de velours ou d’argent, la coiffe prend la forme, autour de 1900, d’un petit pain de sucre.

Et nous voici arrivés chez nos amis au Guilvinec

          Le Guilvinec est un grand port dans une pittoresque commune typique du Pays bigouden, cœur de la pêche artisanale française. C'est le 3 ième port de pèche Français en tonnage et le premier port de pèche artisanale. Nous avons pu assister à l'arrivée des bateaux et à la criée (toute la vente se fait par une gestion informatique, c'est à voir). des poissonneries vendent aux particuliers mais également toute l'activité des vêtements de pèche et d'équipement maritime. Mais le port ce n'est pas seulement des bateaux qui entrent et sortent mais toute une activité à terre de maintenance plus ou moins importante les chantiers navals sont impressionnant. Un port de plaisance est en construction.

                                   

                                                       

          Le manoir de Kergoz, une demeure seigneuriale avec un remarquable pigeonnier construit sur le porche de la cour. Daté du XVI ème siècle, le pigeonnier (comme la porte et le mur de l'enceinte) est inscrit Monument Historique. L'enceinte est une protection contre les curieux et non une fortification, même si l'une des deux tours élève ses créneaux et ouvre ses archères, mais une fenêtre renaissance en montre l'aspect ornemental. A l'intérieur, bel escalier de pierre en colimaçon montant jusqu'aux combles. Le manoir est resté propriété noble jusqu'en 1795, puis est passé dans les mains roturières. Le manoir est propriété de la commune depuis 1949.

                            

                                         

          Abri du marin (Tiarmartolod) il a été créé en 1900 par Jacques de Thézac, ce fut le premier des 15 abris construits sur le littoral breton. Le fondateur voulut offrir aux marins, désœuvrés, des activités des loisirs, culturelles et formatrices afin de les détourner du cabaret et ainsi lutter contre l'alcoolisme. Victime de son succès il devra s'agrandir en 1923. Mais les mentalités et les conditions de vie ayant fortement évolué il fermera définitivement ses portes en 1985.Sur sa façade deux inscriptions en breton souligne le catholicisme social du fondateur.

 

         Le cimetière des bateaux (ar vered bagou) A l'arrière-port des carcasses de bateaux en bois, achevant leur inexorable décomposition, ce sont principalement des pinasses construites vers la fin des années 1920 et des chalutiers qui ne sont plus construits après 1935 que l'on nommait "Malamok"

 

         Le site de Men Meur, ce site serait d'origine préhistorique, la tempête de 2000 aurait mis à jour de nombreux témoignages néolithiques. Des cicatrices circulaires attestent de l'existence d'une carrière de croix, de meules activité qui était florissante à la fin du XVII

                

          Mais le Guilvinec c'est aussi les crèpes de Melen, délicieuses, bon on a craqué

 

Nous profiterons des quelques jours au "Guil" pour faire des ballades qui vont nous conduire tout le long de la côte jusqu'à la pointe de Raz

                                                                      

                          Saint Guénolé nous y avons visité "le rocher" et on est prévenu c'est un endroit très dangereux, mais que les vagues sont belles sur ces rochers et pourtant la mer est calme

                                      

                                   

          La pointe de la Torche (Beg an Dorchenn) est une presqu'île naturelle située à l'extrémité sud-est de la baie d'Audierne sur la commune de Plomeur. Le site est un site naturel classé depuis 1965. Là aussi les surfeurs s'en donnent à cœur joie, de beaux rouleaux

                                   

                                 

          Audierne et sa baie. Aujourd'hui c'est notre second passage à Audierne, mais nous avons une bonne raison, nous avons réservé une table au "bar Breton" pour y déguster un kig ha farz, ce tout simplement (quoi que!) un délicieux pot au feu Breton. Pour nous ouvrir l'appétit on s'offre une ballade sur le chemin côtier jusqu'au phare, là nous découvrons un bateau échoué il doit y avoir de nombreuses années, quelques mètres pour faire des photos et il est déjà recouvert par la mer montante. Audierne a fait sa renommée avec la pèche, mais aujourd'hui la plaisance semble avoir pris le pas sur cette activité. Le long de chemin côtier nous pouvons voir les anciennes conserveries, ce chemin est très bien balisé avec de nombreuses informations. Mais maintenant c'est l'heure de déjeuné alors en piste pour découvrir ce met.

                          

                          

                                                                     

        La pointe du Raz (Beg ar Raz). Sa forme de proue s'avançant dans la mer d'Iroise avec une différence de niveau de 72 mètres en fait un des lieux les plus emblématiques des côtes granitiques de la Bretagne. Aujourd'hui, exceptionnellement un petit crachin comme on l'aime en Bretagne, cela gâche un peu la visibilité mais pour le reste c'est la pointe du Raz, tout au bout du cap Sizun, nous faison le tour à pieds (on ne peut le faire autrement) par les sentiers de découverte, ce lieu est grandiose, j'ai lu quelque part que c'est ici que la terre livre à l'océan son dernier combat. Aujourd'hui la mer est calme, mais par une forte mer c'est encore plus majestueux.

                  

                 

         Pont l'abbé capitale du pays Bigouden nous laissons la voiture sur le quai de Pors Moro pour faire une ballade dans les petites rues de la ville. Un premier arrêt à la biscuiterie pour faire quelques provisions, puis sur le quai St Laurent d'ou nous voyons la mer passer sous la biscuiterie, oui Pont Labbe est un port dans les terres, mais maintenant ce port accueille principalement des bateaux de plaisance. La principale curiosité est bien sûr le château des Barons qui est également l'hôtel de ville et le musée Bigouden

                             

         Voilà nous sommes le 4 février et nous devons rentrer alors nous passons faire des emplettes dans les poissonneries du port du Guil, un tour dans le magasin spécialisé dans le matériel de pèche et les vêtements puis en route pour la région parisienne. Comme pour venir nous ne prendrons pas l'autoroute. En chemin, nous croisons quelques villes à redécouvrir Domfront, Fougères, Vitré, ce sera pour un autre voyage.

          La Bretagne ce pays ou il ne fait jamais beau, ou la pluie tombe en permanence, j'y ai joint quelques couchés de soleil, mais ce n'est surement pas d'ici, alors je ne sais pas d'ou ces photos peuvent venir, mais c'est sur une côte magnifique. Nos amis nous disent :il ne faut jamais dire qu'ici il y a du soleil, il y aurait encore plus de monde..........il en a de l'humour mon copain. La Bretagne, nous connaissons, nous l'avons déjà parcourue, nous l'aimons surtout en hiver, sans touristes, rien que pour nous. Alors ,bien sûr nous y reviendrons

                          

                                                       

 

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