La Corse on aime volume 1

 La Corse, ile de Beauté

Première partie

          Pour notre départ en retraite, nos amis ont participé à l’élaboration d’un voyage, nous avions rêvé de la Corse alors nous avons choisi cette destination.

          Cette belle ile fait environ 180 kms de long sur 82 kms à sa plus grande largeur, son point culminant le mont Cino est à 2706m (quand même !!), l'ile est intégrée à la couronne de France en 1768

          Le 23 septembre c’était à l’origine un bon choix mais voilà que les revendications nationales sont venues perturber notre départ. Celui-ci initialement prévu à 9h20 est reporté à 13h20 24h avant le départ (SMS d’Air France, c’est bien) mais finalement le vol est annoncé retardé !!! Puis à 15h21 et enfin en quelques minutes on nous fait embarquer et décollage pour Bastia via l’Allemagne, puis, la Suisse et enfin l’Italie, bon nous arrivons à destination le soir à 18h30, une journée de gâchée mais restons cool.

 

          Nous voici installé dans la ferme auberge Ulicetu à Pietracorbara (http://www.ulicetu.com). Elle est située dans les vignes, les palmiers, les figuiers, enfin la nature. Petite chambre très simple, propre ou nous allons passer 4 nuits.

 

Le cap Corse

          Ce n'est qu'une succession de montagnes recouvertes de maquis qui descendent jusqu'à la mer, il mesure 40 kms de long sur environ 15 de large, c'est sur cette partie de la Corse que 30% des tours Génoises sont implantées. La route côtière permet une multitude de très belles perspectives sur les méandres du littoral. Peu de plages mais la montagne sur la mer est tellement attirante que l'on s'y régale.

 

          Vendredi. Le temps est gris mais pas de pluie, la température est agréable pour se promener. Départ de Pietracorbara (Oreta) pour Macinaggio, village tranquille avec un port sympathique. Nous faisons un petit tour sur le chemin des douaniers, puis un tour à Rogliano, de ce village en altitude nous découvrons toute la pointe nord est de l’ile. Nous reprenons notre route vers le moulin de Mattei, les accès ne sont pas des autoroutes mais bon ce sont des chemins empierrés. Le moulin monté sur une plateforme a été restauré et peint en blanc il domine les villes d’Ersa et Centuri. Passage obligé par Centuri très joli port de pêche mais aussi une renommée pour ses langoustes. Puis Morsiglia et Pino ou nous allons faire une descente jusqu’au couvent St François, mais là en dehors du village qui borde la mer et qui est sympathique il n’y a rien d’autre à voir, le couvent est en ruine. Nous décidons de rentrer par le col sainte Lucie, la route est superbe et nous suivons, en hauteur, toute la cote, passons prêt de la Tour Sénèque. De passage à Luri nous bifurquons vers Cagnano, une pause à l’antenne relai pour découvrir toute la côte (ile d’Elbe, Capri, le temps n’est pas suffisamment clair pour voir les côtes Italiennes, Pise et Lucas).

 

           Samedi : Il a du pleuvoir une bonne partie de la nuit, mais pour le responsable du gite il n’est tombé que quelques goutes (Nous avons du confondre avec le vent dans les arbres!! Bon. Le matin beaucoup de vent, la mer est déchainée tout au long de notre promenade de la journée nous aurons l’occasion de voir cette mer se fracasser sur les rochers. En route pour Pino mais directement aujourd’hui, on fait quelques courses pour le pique nique du midi, en passant par Piazza nous faisons une halte à la poste (s’est le seul village que nous voyons depuis hier qui a une pharmacie donc obligatoirement c’est un grand village) pour trouver une pièce de 10€ à l’image de la Corse pour Michel, bonne pioche, nous repartons avec notre trésor en poche. Puis après Pino nous continuons à longer la côte ,nous faisons une dizaine d’arrêts pour admirer le paysage, Ogliastru et sa plage de galet noirs ,Marinca, Canari et bien d’autres puis nous arrivons en vue de Nonza village classé, là c’est plus dur de trouver une place de stationnement mais nous y arrivons. Nonza magnifique nid d'aigle perché sur un pic rocheux et surmonté d’une tour au dessus de la méditerranée. Puis nous continuons la côte un arrêt pique nique à Olmetta Marina di Négro. Surpris nous nous retrouvons sur la route des vins, hé oui la Corse n’est pas célèbre uniquement pour ses charcuteries, il y a aussi du vin, mais la spécialité est le muscat, Patrimonio semble en être le point névralgique. Puis pour terminer la boucle du cap Corse nous descendons jusqu’à St Florent, la ville n’est pas antipathique mais c’est une ville de plaisanciers avec ses montreurs de bateaux amarrés dans le port, bistrots, souvenirs, cadeaux etc…. et une citadelle fermée. Nous remontons sur Patrimonio pour prendre la direction de Bastia, nous passons par le col de Teghime (536 m) et un superbe point de vue. Puis arrivée à Bastia ou nous commençons par prendre une glace à la terrasse d’un glacier et en route pour le retour ou je rate une nouvelle fois Brando (Erbalunga), bon c’est pour demain promis.

        

          Dimanche : Bon encore raté pour Erbalunga, nous ne sommes pas revenus par Bastia !!. Aujourd’hui le temps est beau, départ en direction de Bastia, puis Biguglia et ensuite nous prenons la route du défilé de Lancone, très jolie route, beaux paysages, beaux point de vue, nous montons jusqu’à Murato, un coup d’œil sur l’église St Michel et en route pour l’ile Rousse, ce serait trop facile d’y aller directement alors une petite erreur de pilotage nous fait partir par une toute petite départementale qui passe par Bigorno, Lento, Costa Roda, pas de regrets cette "petite route" est magnifique, des paysages, des points de vue, bon en dehors d’avoir mis 2h00 de plus pour nous rendre à l’ile Rousse ce détour nous a permis de voir une autre face de cette partie de la Corse. Puis une halte à l’ile Rousse, cette petite ville semble reposante et tranquille, nous faisons une petite ballade à pieds dans la ville et sur le bord de mer, une petite pause au soleil puis comme Calvi n’est pas loin en route pour cette nouvelle découverte, là nous visitons la citadelle mais par manque de temps nous ne nous attardons pas dans la ville. Retour en passant pas le désert des Agriates paradis des pierres et du maquis par excellence, Désert humain, les Agriates bon joli mais à coté de ce que nous avons vu ce matin c’est fade, et enfin nous reprenons la route de Pino pour voir la côte de l’autre sens.

 

 

         Lundi : Notre séjour sur le cap Corse est terminé, bon accueil à la ferme, ce que nous « regrettons » c’est le coût des repas le soir qui nous semblent un peu élevé à comparer aux restaurants que nous avons pu voir. Aujourd’hui en route pour Ajaccio, nous passons Erbalunga (enfin) Surnommé le "nid des peintres", le village d'Erbalunga se situe au milieu de la côte est du Cap Corse, ce village est magnifique il est situé à, à 10 kilomètres au nord Bastia il s'enfonce dans la mer et se termine par une tour Génoise qui a les pieds qui trempent dans le minuscule port, Erbalunga est un petit endroit bien tranquille...et si je revenais dans le cap Corse c'est là que j'essaierai d'avoir une location. Puis direction de Corte, le village ancien est joli, la citadelle également les marches pour y monter sont un peut difficiles mais en haut un très beau panorama. Puis nous reprenons la route tranquillement par la foret et le col de Vizzavona , belle forêt ou nous allons pique niquer mais avec le manteau car à cette altitude (1163m) la température est tombée à 10°C . En chemin nous faisons une halte à la cité des tortues à Cupulatta. Et nous voici à Ajaccio, la circulation n’est pas la même que sur le cap et même que sur Bastia. Puis nous regagnons notre hôtel, superbe résidence hôtelière "Les Calanques" (http:/www.residence-lescalanques.fr) sur le bord de la mer face aux iles Sanguinaires, très bel appartement, avec une immense terrasse. Si nous faisons le rapport qualité/ prix entre la ferme et Ajaccio il n’y a pas photo, moi je prends Ajaccio.

 

        

     

 

Ajaccio est fondée en 1492 Ajaccio = Napoléon BONAPARTE né en 1769

  

          Mardi : Aujourd’hui pas de grande route, nous restons sur Ajaccio pour visiter la ville et ensuite les iles Sanguinaires. Donc on se lève tranquillement,  petit dej en regardant la mer et le soleil qui commence à arriver (il se lève dans notre dos) puis en route pour la ville, nous avons repéré un parking car le stationnement ne semble pas si facile en bord de mer. On stationne dans le parking couvert place Ch de Gaulle. Puis en route pour voir la cathédrale (les fonds baptismaux sont jolis , une belle chapelle, le reste est un peut sombre), la citadelle (on fait le tour c’est une zone militaire no visite), l’hôtel de ville(avec son drapeau bleu blanc rouge marqué du N), les marchés, les petites rues commerçantes, puis retour par les quais et nous rejoignons notre auto en passant bien sur par la maison de Bonaparte, la bibliothèque patrimoniale (très jolie garnie de livres très anciens, une femme est installée dans un coin pour faire de la restauration des ouvrages, joli travail une foi terminé !!). La visite n’est pas terminée nous devrons revenir. Il est 13h alors direction les iles Sanguinaires avec une halte dans une paillotte pour un casse croûte. On stationne sur le grand parking puis nous allons jusqu’à la tour de la Parata, moi j’escalade jusqu’au sommet, c’est histoire de dire que je suis monté car on ne voit pas mieux en haut qu’en bas. Le site des iles est très joli, le passage de la passe entre Parata et « Isolottu di Pori » nom de la première ile, semble mouvementée, les barques de pécheurs qui arrivent à proximité sont un peu secouées (les autres se nomment Cala d’Oga, Cormorans, Mezza mare). Pourquoi Sanguinaires ?? Il y a plusieurs versions mais moi je retiens celle que je préfère et que j'ai pu admirer "la lumière pourpre ensanglante les roches juste avant le coucher du soleil" Ces 4 ilots se composent de roche magmatique rouge sombre appelée Porphyre (il y a également des porphyres vert antique) . Puis sur la route du parking quelques photos de la mer qui vient s’écraser sur les rochers.

 

 

 

          Mercredi : Après la courte pause d’hier, nous décidons une ballade Cargèse, Piana, Porto et retour. Nous voici donc sur la route avec le soleil mais pas de vent, il fait à nouveau très beau, la traversée d’Ajaccio ne se fait pas toute seule, mais à cette heure ci les Corses partent au travail, par respect je ne donnerais pas l’heure !!. Rapidement nous nous retrouvons pratiquement les seuls sur la route, nous restons sur la départementale qui longe le golfe de Sagone, de beaux points de vue sur cette mer ou il nous est impossible de donner la couleur exacte, quelques arrêts pour bien profiter du paysage notamment un beau point de vue sur la ville de Cargèse ou nous faisons un arrêt pour voir la curiosité de cette petite ville. En effet un temple Orthodoxe fait face à une église Catholique, le parking est très bien situé en haut de la falaise qui domine la baie. Un petit tour dans ce temple pour y découvrir les richesses des icones et des peintures des murs et puis nous traversons la place pour aller voir l’église. Bon il n’y a pas photo dans la beauté des lieux, ils ont même réussi à détruire une fresque pour placer une arrivée électrique qui alimente de fausses bougies, bon c’est comme cela !! En route pour Piana, la route est assez escarpée mais il faut faire avec. A Piana nous prenons un petit casse croute avant de repartir vers le « Capu Rossu » et sa tour de Turghiu, la route est magnifique (pas la route mais les paysages parce que la route dur dur !!) Une belle vue sur les montagnes rouge des calanques, sur la tour puis nous faisons un arrêt sur la plage, pour nous l’eau est froide mais je pense qu’elle doit être à 22°C, donc pas de baignade. C’est sympa les plages à cette époque personne ou presque, l’idéal pour ceux qui veulent faire du farniente. Nous nous avons décidé d’en voir un maximum alors nous repartons vers Porto en suivant les calanques par la route, un arrêt est obligatoire tous les 100 mètres pour voir ce superbe paysage, la route ne s’y prête pas obligatoirement mais le moindre trou est bon pour y glisser notre petite C3 et aller contempler ces rochers superbes. Nous arrivons à Porto et découvrons que les excursions en bateau partent de cette petite ville, bien sûr il est trop tard pour faire cette découverte par la mer, je crois que nous serons réellement obligés de revenir pour terminer ce voyage. Porto est un recueil de merveilles naturelles, il est classé au patrimoine naturel de l'humanité . De Porto nous prenons la route des gorges de Spelunca, bon c’est vrai qu’à coté des calanques c’est plus fade mais elles sont impressionnantes par leur profondeur, la route est typique (une copie du Verdon la route encore plus petite) on ne se croise pas obligatoirement dans tous les coins, alors cela se passe bien. Nous n’avions pas vu de cochons sur la route mais là nous sommes servis, cochons, petits, chèvres, boucs, veaux, vaches etc…, puis direction le col de Sevi pour rejoindre Sagone puis Ajaccio. L’arrivée da la ville se fait avec ceux qui sont partis ce matin en même temps que nous donc nous arrivons dans les bouchons.

  

  

         

          Jeudi : Bon je passe la petite « « remarque » » sur l’heure d’ouverture des bureaux, sur le climat, ce matin en route pour une virée dans le sud d’Ajaccio, on va vers Sartène toujours en empruntant les petites routes. Le départ se fait donc vers Porticcio, jolie petite ville qui serait l’une des destinations privilégiées pour les touristes, on y trouve de tout, de la casquette aux voyages en mer. De là nous avons une belle vue sur le golfe d’Ajaccio. Nous longeons la côte jusqu’à Propriano, de magnifiques points de vue sur cette jolie baies (et sur notre hôtel). En route nous faisons une halte pour un pique nique sur la plage du « Capu di Muru » coin tranquille et une plage immense avec au moins 15 personnes à se dorer la pilule. Arrivée sur Propriano on trouve un parking pour une ballade, bon pas grand-chose à voir donc on fait un tour sur le port, dans la ville mais rien d’attrayant (c’est notre première déception) alors nous poursuivons notre tour vers Sartène, la plus Corse des villes selon Prosper Mérimée. Cette ville domine le golfe du Valinco. De la route ce n’est pas engageant, les maisons sont collées sur la montagne mais elles sont sans couleur, sans chaleur, nous y sommes ,alors allons visiter. Dans cette petite ville heureusement que l’on ne s’est pas fié à notre première impression, il y a un centre ancien sympathique (le quartier de Petraghja) (je n’ai pas dit Très sympa), une citadelle bien sûr, une échauguette, des ruelles pavées de granit, des commerces dans de petites alcôves, bon sympa. Nous faisons une halte dans une savonnerie artisanale, les outils sont très anciens, la personne nous explique que ses savons sont sans aucun colorant, sans aucun additif, tout est à base de produit naturels (fleurs, fruits, etc…), Nous en prenons 3 on va essayer. Le retour se fait par la route qui suit la rivière la Chiuvone, nous traversons une partie du parc régional Corse, un incendie l’a partiellement détruit en juillet 2009 des sapins immenses sont carbonisés. La première partie de cette route est sobre, route de montagne sans plus, puis dans le parc régional des belles images des montagnes et des à pics (Sartène, Aulène, Petreto, Calzola, Cognocoli et enfin Ajaccio, moi je suis petites routes si non ce n’est pas sympa.

 

        Vendredi : Aujourd’hui, le temps est un peu couvert mais la température agréable, nous décidons de retourner à Ajaccio pour y terminer notre visite, nous partons de la résidence par le chemin des écoliers via le « Capo di Feno », ce cap est un cul de sac nous ne poursuivrons pas jusqu’à la plage, en route pour la ville. Nous arrivons à Ajaccio par les hauteurs et par une route peu fréquentée, la voiture au parking nous partons pour la suite de notre découverte. Musée Fresch et la chapelle impériale sont fermés, la fontaine des 4 lions et du premier consul ,un petit tour dans la rue commerçante puis nous redescendons sur le port ou les embarcations "précaires" des pécheurs sont mélangées avec les énormes bateaux qui font les liaisons avec le continent ou l'Italie, nous trouvons un petit restau sur le port Tino Rossi (pas du coté ou il y a les bateaux qui vident les centaines de touristes, non du coté de la capitainerie), c’est sympa, notre table donne directement sur le port, les poissons viennent « à la terre ». Nous discutons avec les marins et l’équipe qui fait entrer les très gros bateaux dans le golfe et dans le port, dans ce restau nous dégustons des tagliatelles aux queues de langoustine, une glace (grande !!)bien, bien !! Et voilà nous repartons vers le casino, puis la grotte de Napoléon. On récupère la voiture et il est 16h00 alors nous rentrons faire un peu de farniente dans notre bel appartement les pieds en éventails en regardant la mer et les iles sanguinaires. Le soir vers 20h une grosse averse de 10 minutes et voilà !

 

          Samedi : Le soleil est de retour, nous partons pour une visite d’une station de sports d’hiver à la station du val d’Ese. L’hiver c’est un stade de neige, mais l’été un plateau d’où partent des randonnées à pieds. Ese 700m d'altitude est l'une des 4 stations de sports d'hivers de la Corse, on y pratique principalement le ski de fond. La route des crêtes est très jolie, pas trop mauvaise mais on se croirait dans une porcherie, il y a des cochons tous les 10 mètres .Tout le long de la montée de sublimes points de vue sur Bastelica et les montagnes qui séparent les vallées du Prunelli et du Travo, les montagnes nous rappellent certains coins des Alpes (la crête dentelée de la Punta Arghiavana). Puis nous redescendons par les gorges du Prunelli, c’est tout petit l’entrée se fait par un joli pont sur la rivière « Prunelli » puis Tolla petit village ordinaire posé sur le flanc de la montagne, sur cette route nous découvrons le lac du barrage EDF de Tolla. En sortant de ce village à la hauteur du col nous nous arrêtons dans le restaurant « chez Baptiste », la cuisine est copieuse, Corse et délicieuse, ce restau est à recommander mais ensuite, le soir, une salade et au lit !!. Puis redescente tranquille vers Ajaccio pour notre pause du soir face à la mer.

 

     

          Dimanche : Le soleil donne dès notre lever (il est 7h30, oui !!) les iles sanguinaires sont magnifiques avec cette couleur du matin. Bon après le petit dej, comme d’hab. en route pour une dernière ballade en partant d’Ajaccio. Direction Cauro, Santa Maria Siché, la route jusqu’à Zicavo c’est une route de montagne, sans plus, puis passé ce village nous arrivons dans des gorges jolies, un panneau qui annonce « d’importants travaux sur la route d’Aulène » et d’un seul coup la route devient un chemin de terre(D69). On branche le GPS pour s’assurer que nous ne nous sommes pas trompés de route, non il annonce bien la D69, j’arrête une auto en contre sens le chauffeur me dit que l’on peut passer mais attention ça glisse et c’est défoncé. Nous ne regrettons pas cette route qui nous mène au col de la Vaccia, des beaux points de vue, et bien sûr des dizaines d’animaux de tous poils sur la route enfin la Corse quoi, on se régale. Nous faisons une halte casse croute dans le village d’Aulène, il est 13h30 nous ne seront donc pas difficile, deux bruscette un café, nous faisons la mise en table, je me sers au bar (oui c’est comme ça ici et ce n’est pas la première fois) et nous repartons en direction de Petreto Bicchiano, nous avons déjà emprunté cette route à travers le parc régional Corse et cette foret détruite par un incendie en 2009. Nous reprenons la route d’Ajaccio et nous nous mettons en quête de carburant car ceux de Marseille bloquent les bateaux qui ravitaillent la Corse !!, depuis 2 jours les petits pécheurs se peignent de ne plus avoir de gas oïl on annonce à la TV et radio qu’il n’y a plus de gas oïl en Corse, c’est vrai toutes les pompent mettent un mot pour signaler cette rupture, mais aujourd’hui ce n’est pas seulement le GO mais également l’essence et de nombreuses stations sont tout bonnement fermées !!. Après avoir ravitaillé une petit tour dans Ajaccio, une glace dans notre port Tino Rossi et retour à l’hôtel pour préparer les valises demain direction Porto Vecchio. Ce qui nous a étonné alors que nous nous promenons en montagne depuis 2 jours c’est le changement de couleur de la végétation, vendredi les forets avaient encore leur couleur d’été, mais depuis hier les arbres ont commencé à prendre les belles couleurs de l’automne. En fin de journée il ne fait que 29°C nous avons eu une pointe à 31 et la météo annonçait …… pluie en Corse toute la journée

 

          Lundi : Ce matin c’est le départ vers Porto Vecchio un peu nostalgique car notre hôtel nous plaisait énormément, son point de vue sur la mer et les iles vont nous manquer mais bon passons à un autre paysage et un autre environnement. Aujourd’hui c’est une grande liaison donc nous prenons la nationale, il ne fait pas un temps clair comme nous en avons eu jusqu’ici, quelques gouttes même en sortant de la ville il fait très chaud 27°C et il est 9h00. Ajaccio Sartène 2h00 mais à partir de Rocapina la route devient droite la moyenne va donc fortement augmenter !! Nous rencontrons une nouvelle culture, les cailloux, il y en a de toutes sortes et de toutes formes, original mais cela ne doit pas rapporter beaucoup (après nous être renseignés ces pierres sont du granit, on se croirait sur les bords de la cote nord en Bretagne vers Plougastel mais là les rochers sont sur des dizaines de Kms, nous arrivons à Bonifacio vers 12h, voilà 3h de route pour faire Ajaccio Bonifacio, 140 Kms environs. Nous stationnons à l’entrée de Bonifacio sur le port puis nous prenons le petit train qui va dans la ville haute, il nous ait fait quelques commentaires sur la ville mais sans plus. Arrivée dans la ville haute nous abandonnons ce moyen de locomotion pour faire notre ballade à pieds. Bonifacio c'est une citée qui date de l'an 820/830 environ, elle était nommée Calcosalto (roche de craie et de sureté). Cette citée est issue d'un conflit guerrier entre Pise et Gènes, elle était dite imprenable de nombreux assaillants ont tentés de s'en saisir comme par exemple le roi d'Aragon en 1420 qui a fait un siège d'un an avant de capituler. Bonifacio c'est une citadelle, la porte de Gènes, la chapelle St Roch, le couvent et le cimetière marin et aussi beaucoup d'églises. Sa particularité est ,à notre avis, l'un des plus jolis panorama de l'ile. Le tour de la forteresse est magnifique avec des à pics vertigineux sur les falaises de calcaire, et des calanques magnifiques. Par contre les bâtiments militaires qui subsistent sont dans un état déplorable, et surtout pas entretenus, sales, pisseux etc.… sans prendre cela en compte belle promenade, nous entrons dans la ville haute, c’est lundi donc peu de commerces ouverts et peu de vie, les ruelles sont sympas. Une remarque l’accès à certains étages des appartements se fait par des escaliers pratiquement à la verticale dur dur pour les vieux et ceux qui picolent… Nous redescendons jusqu’à notre auto à pieds par le port. Bonifacio sera à faire également par la mer cela doit être magnifique. En route pour Porto Vecchio ,la route est toute droite et si les conducteurs du nord de l’ile semblaient respectueux ceux du sud semblent légèrement attaqués, ils conduisent comme mes amis les Italiens et je sais de quoi je parle. Bon nous voici à destination de notre hôtel qui est à Favona ce sont les Pavillons du Golfe (www.pavillondugolfe.com), bien mais sans plus ,la salle de bains est comme en Moravie ou presque , il faut dire que nous avions pris gout au luxe, la route ne nous permet pas de profiter de la mer, elle est droite comme un « I » peu, voir pas, d’aire de stationnement, nous avons trouvé un petit coin pour un pique nique à 16h00 mais sur le bord de la route et comme c’est pratiquement le seul coin ou l’on peut s’arrêter vous devinez l’endroit !! On s’enfile notre casse croute très rapidement puis en route pour Favona et l’hôtel. Après avoir posé les valises nous allons faire un tour jusqu’à la plage prendre un rafraichissement les pieds dans l’eau, le temps est menaçant nous rentrons vers notre chambre….

        

 

          A suivre sur "La Corse ile de beauté" seconde partie

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