La Camargue et les férias d'Arles

          Voilà, nous avions prévu depuis quelques temps d'aller participer aux férias d'Arles, bon c'est décidé cette année nous y allons...... pas de chance cela tombe dans les périodes de congés. Nous ,maintenant, ne devrions pas encombrer les routes de notre présence, alors départ le vendredi matin et, c'est promis, vous ne nous verrez presque pas sur les grandes routes.

          Départ le vendredi matin avec un temps maussade, on coupe à travers la campagne jusqu'à Ablis, autoroute jusqu'à St Flours (juste après) et ensuite on tire une ligne droite et c'est pour nous. Mais avant de sortir un petit détour par le point de vue sur le viaduc de Garabit. Anecdote : De cette sortie à Uzès nous ne verrons pas plus d'une dizaine de voitures mais de superbes paysages.
Direction St Chély d'Apcher (14h00) puis Rimeize et ensuite La Roque sur Cèze et pour finir Uzès (20h00), vous voyez nous n'avons pas encombré la grande route. Une très belle "route" à travers les Cévennes, les gorges de Chassezac (Affluent de l'Ardèche, le Chassezac parcourt des gorges granitiques très profondes (400 m) sous le village médiéval de la Garde-Guérin, dans le Parc national des Cévennes, nous allons croiser un village et sa vallée couverte de Mimosas, un col ,lui couvert de neige (environ 40/50 cm). Tout au long de cette route nous pouvons admirer un superbe paysage, la route, parfois moins large que la voiture, est très agréable avec des précipices impressionnants. Nous traverserons une route submersible l'eau arrive pratiquement au niveau du tablier du « pont », et pas de chance on tombe sur une déviation, je suis les infos de notre maitre de la route (Le GPS on va dire Jojo ce coup ci) et on s'enfonce dans une forêt ou rapidement la route devient une piste puis un chemin de terre et finalement une piste de 4x4 (voir plus), je suis bloqué plus possible d'avancer alors devinez, on fait demi tour. Notre dernière étape sera les cascades du Sautadet, l'arrivée se fait par un pont Romain classé, une centaine de mètres à pieds et nous voici dans ce lieu de cascades Histoire: La Cèze a creusé des chenaux et des cavités qui finissent par se rejoindre et forment des crevasses dans lesquelles la rivière s'engouffre. Les éléments les plus spectaculaires sont les marmites de géants. Ce sont des cavités cylindriques (certaines ont quelques mètres de diamètre) creusées dans le lit rocheux de la rivière par le mouvement tourbillonnant des galets. Nous les avons vu l'été c'est impressionnant mais au printemps la masse d'eau masque légèrement ce paysage, c'est tout de même à voir. Le soir nous serons hébergés au Patio de Violette, c'est un Hôtel des Logis de France Très bien, propre, l'établissement en forme de patiot (hé oui) joli.... Christophe et Cécile nous accueillent avec sympathie (contact@patiodeviolette.com) Anecdote : Notre Jojo nous y mène par de petites routes, nous doutions du résultat. Cette adresse est à recommander.

               

                         

          Samedi matin , Uzès ou c'est le marché, de l'avis de Christophe et Cécile, le plus beau marché de la région, une belle promenade mais ce n'est pas l'idéale pour voir la beauté de la ville, soit on y va pour le marché soit on y va pour visiter la ville, les deux ne sont pas compatibles. Uzès a pris un nouvel élan avec le classement de son centre ville en secteur sauvegardé selon les modalités de la loi Malraux. Le centre ville restauré est magnifique et très agréable. C'est le point de départ de l'aqueduc Romain de Nîmes, mais c'est également le pays des asperges, des truffes et puis bien sûr Haribot. Le midi un petit restau le 86 à St Gervasy, une cuisine familiale, un accueil sympathique on ne regrette pas cette escale. Puis un détour par la fabrique de couteaux Le Camarguais à Bezouce qui, samedi oblige, ne travail pas aujourd'hui, de bien belles choses dans ce magasin. Et notre Jojo nous accompagne jusqu'au Mas Médaille où nous nous installons. Nous commençons à bien connaître ce Mas, nous sommes accueillis par Cathy et Jean Pierre Guigon, ce gite est classé 3 épis et ils sont bien mérités (http ://membres.lycos.fr\masmedaille)

                   

                                         

          Dimanche. Cette nuit il a fait un très gros orage, des trombes d'eau, au lever les champs et les prés sont couverts d'eau. Nous devions aller passer la journée au mas de Méjanes domaine Paul Ricard pour assister à une ferrade Histoire: La ferrade, cette opération consiste à imposer aux veaux d'un an (anouble) la marque indélébile (au fer rouge) du propriétaire. le manadier en profite pour y convier ses amis, et c'est l'occasion d'agapes joyeuses.
La ferrade a lieu en plein champ, les gardians trient l'anouble puis le poursuivent au grand galop pour le séparer du troupeau en le poussant vers les invités, le gardian doit alors le « tomber » d'un coup de trident appliqué sur la hanche. Saisi par les invités, l'anouble sera alors « escoussuré » (entailles sur les oreilles) avant de recevoir sur la cuisse le « Fer » de son propriétaire. C'était également l'occasion d'une promenade dans les marais et d'un bon petit restaurant. (www.mejanes.camargue.fr) Mais compte tenu du temps les arènes sont inondées, et les prés impraticables donc tout est annulé. En route pour Arles ou nous allons assister aux férias de la ville. La fête est partout dans les rues du centre ville. Des bodegas sont ouvertes où se retrouvent dès la fin de la corrida tous les aficionados (passionnés de taureaux). Les Penas ou groupes de musiciens sont chargés de l'animation autour des arènes et dans toute la ville, l'ambiance est chaleureuse, nous passons une bonne journée, nous avons pu assister aux concerts des Penas aux abords des arènes, mais également aux « abrivado », sur un parcours délimité de barrières, les gardians s'élancent avec leurs bêtes. Tout au long de ce parcours, les « attrapaïres » essaient d'arrêter les taureaux. « L'abrivado » est un spectacle haut en couleurs où la virtuosité des cavaliers et le courage des « attrapaïres » n'ont d'égal que l'allant des taureaux devenus spécialistes en la matière. De belles photos de ces manifestations sont prises. Le midi on casse la croute dans un petit resto en centre ville le Criquet, bien, une cuisine locale servie à table.

                 

                                
          Lundi nous allons assister à notre première corrida, la chance est avec nous il fait très beau et pas froid, il nous a été conseillé de voir, en premier, une corrida à cheval appelée Rejon. Nous arrivons donc dans les arènes d'Arles, bien installés dans les secondes, pas trop serres notre voisin ayant probablement décliné l'invitation (5 places pour 4) .Très beau spectacle l'homme et le cheval ne font qu'un, les Réjoneador dansent avec leur cheval, rien que pour cette exhibition c'est superbe, incroyable la maitrise de ces cavaliers et l'intelligence de ces chevaux. Pour la corrida le spectacle est également très joli, bon certains ont bien réussi d'autres beaucoup moins !!.... De l'avis des aficionados le taureau de combat à la plus belle vie de tous les taureaux il est en pleine nature, personne ne le dérange, il vit tranquillement dans les près de Camargue le seul moment difficile de sa carrière est le dernier quart d'heure de sa vie lorsqu'il entre dans l'arène. .... !!. Cette corrida se déroule en 3 actes (3 tercio) comme pour les corridas à pieds, Le châtiment, le réjoneador plante les rejons, la pose des banderilles soit longues et/ou courtes et la mise à mort, le cavalier est éventuellement assisté par des Péons. L'après midi nous partons faire une ballade aux saintes Marie de la mer, en route nous croisons un élevage de chevaux Camarguais avec un petit poulain noir car c'est sa couleur à la naissance.

                   

                   

                            
          Mardi beau temps mais un petit vent qui donne une impression de fraicheur. Nous allons au marché des Saintes Marie et faire un peut de flânerie dans la ville, un petit casse croute dans le restaurant Le Camargue, bon pas de quoi en faire un plat c'est correct. L'après midi nous allons faire un tour sur le petit Rhône sur le Tiki III, peu d'oiseau, nous faisons le même constat que sur les Saintes Marie il n'y a pratiquement pas d'oiseaux, pas un flamant rose face aux Saintes Marie alors qu'habituellement il y en a des centaines..... pour Jean Pierre le mauvais temps en serait la cause, tous les oiseaux ne seraient pas encore rentrés de leur migration. Le soir nous faisons une virée jusqu'à Aigue Morte pour faire quelques courses bombons et cadeaux pour les petits. Anecdote : A l'entrée d'un magasin il y a des plaques décoratives pour signaler les pièces de la maison, l'une accroche mon regard : ICI ON LA TIRE, bon, mauvaise interprétation c'était de la chasse d'eau qu'il s'agissait et non la chambre !! Bonne rigolade. Le retour se fait par St Gilles en longeant le canal qui borde la route. Là nous voyons des oiseaux (Héron cendré, Aigrette blanche, etc.. et des ragondins, nous n'avons pas tout perdu).

                  

                                        
          Mercredi le temps est gris le matin et pluvieux l'après midi. Nous partons faire du shopping à Nîmes, puis retour par la route des « Costières de Nîmes » et à travers les marais entre les étangs Scamandre et Charnier, beau paysage il ne manque qu'un rayon de soleil par contre nous avons pu voir de nombreux oiseaux « Camarguais », ce coin est bien sympathique et à refaire avec du soleil, le midi nous avons mangé dans un restaurant « Breton » dans le centre de Nîmes, cuisine traditionnelle bien... Le soir j'ai invité deux collègues à un petit casse croute, Christian et Jean Luc, nous passons une bonne soirée et même pas le temps de parler de notre vie professionnelle !!!

                  

                                       
          Jeudi on se lève toujours avec un temps gris et de la pluie fine bien que les Nîmois (le restau Breton et Christian) nous aient affirmé hier que le temps serait beau aujourd'hui !! C'est normal que les Bretons trouvent ce temps beau mais Christian !! bon l'après midi le temps se maintient pas de soleil mais plus de pluie. Nous allons du coté des salins de Giraud et sur le Vaccarès, là nous trouvons quelques colonies de flamants roses et d'autres oiseaux nous trouvons même un nid de cigognes avec les parents nous ne savons pas si les petits sont là. Le midi nous avons cassé la croute à Salin de Giraud au restaurant La Camargue ,bien, et au retour nous faisons une halte à Arles et passons au salon de thé le Jardin des arts prendre un chocolat chaud (vu la température nous avons remplacé la glace) l'établissement est magnifique.

                  

                                          
          Vendredi, il fait très beau nous partons faire une promenade dans le Luberon. Tout d'abord le village des Bories qui est classé monument historique, il est unique en son genre, se compose de sept groupes de cabanons ayant chacun une fonction bien précise. On reconnaît ainsi des habitations, des étables, des bergeries, des granges, des greniers, des magnaneries vers à soie) et fournils, des cuves et fouloirs, des poulaillers, des soues (porcs) et chevrières. ces curieuses constructions remontent aux Ligures qui ont peuplés la région avant notre ère elles sont arrondies en pierres sèches, le village est entouré de murs surmontés de pierres plates posées perpendiculairement afin d'interdire l'accès aux animaux à sabots, puis nous nous rendons pour une visite à l'abbaye Notre Dame de Sénanque enserrée dans le creux de son vallon, cette l'Abbaye demeure comme un des plus purs témoins de l'architecture cistercienne primitive. Elle est toujours habitée par une communauté de moines cisterciens., ensuite Gordes ,ce village peut s'enorgueillir d'être l'un des plus beaux villages de France, avec ses ruelles caladées qui s'insinuent entre les maisons hautes, bâties à même le roc, agrippées contre ses flancs qui respirent de mille histoires et légendes. et enfin Roussillon le village des ocres aux multiples couleurs a enchanté notre regard mais nous sommes arrivés trop tard pour faire toute la visite du sentier.

                                            

                                            

                                   

                                   
          Samedi la Camargue c'est provisoirement terminé, nous prenons la route du retour, nous avons prévu un passage par les gorges de l'Ardèche (entrée par Saint Juste et sortie à Vallon Pont d'Arc) ces gorges sont toujours aussi jolies, le midi nous faisons une halte dans un petit restau "Le snack au soleil" bon il portait bien son nom nous mangeons dehors par 25°C ce petit snack est très bien, cuisine traditionnelle mais correcte l'arrêt vaut le coup. Puis Antraigues sur Volane c'est le premier des villages de l'Ardèche labellisé "village de caractère", Antraigues a très fière allure perché sur son éperon rocheux dominant la Volane. le pont de la Tourasse nous permet de fixer sur la pellicule ce magnifique village avec ses petites ruelles, Situé à 470 mètres d'altitude, l'eau de ses rivières fraîche coule dans toute la vallée. C'est également le Pays de Jean Ferrat mais également des châtaigniers. Histoire: Le clocher de l'église Saint-Baudile fut autrefois le donjon du château de la famille Delaunay, il veille sur la très jolie place interdite aux voitures l'après-midi et en soirée sur cette placette se trouve l'hôtel la Montagne. Puis une nuit à St Agrève "logis de France le Bois Sauvage", établissement correct, chambres très calmes, restaurant bien, www.laboissauvage.fr avant la montée chez nos amis Renée et DD.

                  

                                 
             Dimanche on "monte" (nous sommes à plus de 1000 m) à la ferme de Champsac chez nos amis, le route pour y accéder est très pitoresque. Nous y passerons une partie de la journée avant de repartir. De cette ferme nous avons une vue imprenable sur le mont gerbier des Joncs et sur toute la vallée de l'Ardèche, la prochaine halte est au Puy en Velay nous y faisons un petit tour le soir à notre arrivée mais tout est fermé dimanche oblige. Notre hébergement sera à l'Ibis (il n'y en a plus qu'un dans Le Puy l'autre était central ...!!) Bon c'est un Ibis

                  

                  
          Lundi les vacances sont terminées et nous devons rentrer, un tour dans le Puy avant de partir, un coup d'œil sur le rocher Corneille avec la statue notre Dame de France, nous ne montons pas dans la couronne, pas trop de temps, pour nous c'est du déjà fait puis visite de la cathédrale notre dame du Puy. La rue des tables nous conduit au pied de cet imposant édifice, Histoire: Des lointaines origines à nos jours, le pèlerinage de Notre-Dame du Puy a contribué au développement et à la prospérité de la ville. Le chœur repose directement sur le rocher, mais pour agrandir la Cathédrale aux XIème et XIIème siècles afin d'accueillir les pèlerins de plus en plus nombreux (Le Puy est un départ pour Compostelle (à bon entendeur!!), quatre travées supplémentaires ont été audacieusement construites sur le vide pour rattraper un dénivelé de 17 mètres d'où d'imposants piliers soutenant les hautes arcades. La vierge noire (statue du XVIIème siècle) se trouvant actuellement sur le maître-autel, provient de l'ancienne chapelle de Saint-Maurice du refuge. Le Puy est également renommé pour ses lentilles.

         

                           

          Conclusions: De nombreuses promenades nous ont été conseillées par Jean Pierre et/ou Cathy du Mas médaille, leur conseil est toujours très bien fondé mais nous n'avons pas encore tout vu dans cette région alors ............ à suivre

 

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Date de dernière mise à jour : 03/10/2014